Confinement Covid-19 : Les parrainages s’adaptent

Pour certains des filleul.e.s accompagnés par Horizon Parrainage, le confinement est plus délicat que pour d’autres en fonction des situations. Qu’ils soient placés en foyer, chez eux avec leur famille ou accueillis chez leurs parrain/marraine, l’accès à un espace extérieur, à un coin à soi ou à internet pour suivre leur scolarité ne sont pas les mêmes.

Les bénévoles parrains/marraines d’Horizon Parrainage font tout le nécessaire, même à distance, pour garder le lien et soutenir leur filleul.e.

Témoignages de parrainages à distance (les prénoms des filleul.e.s ne sont pas donnés)

« Je suis en contact avec elle par téléphone, car elle est chez son papa. Ma filleule a reçu ses résultats semestriels et ils ne sont pas bons… alors j’essaie de la soutenir à distance… »
« J’ai des contacts uniquement téléphoniques avec mon filleul. Il faut parfois trouver les mots pour consoler ses chagrins d’enfants qui arrivent aussi même en confinement »
« Pour ma part j’ai donné quelques idées à mon filleul à partir de ce que je connais de ses habitudes et de ses goûts. Sachant qu’il est sportif et peu enclin à la lecture, c’est compliqué pour lui. Il est studieux mais sans équipement internet à part son téléphone quand sa maman peut recharger son forfait mobile. Je me fais du souci car il n’a pas un accès régulier à ProNote (suivi de l’école à distance). Nous nous sommes accordés sur un appel téléphonique tous les 2 jours »

Certains parrains/marraines  ont eu l’opportunité d’accueillir leur filleul.e avec eux pendant le confinement.


Isabelle nous raconte : « Pierre-Michel et moi travaillons à distance, chacun à notre étage. Au début notre filleul (jeune mineur isolé étranger) se levait plus tard : sans activité puisque son stage avait été annulé, les après-midis étaient parfois longues. Aujourd’hui, activités physiques : jardinage et ménage ! Ces tâches retrouvent de l’intérêt quand on est désœuvré ! Également atelier cuisine entre hommes avec la confection d’une belle tarte aux épinards. Après le dîner, jeu de société pour se détendre. Il passe son bac professionnel cette année et les cours en ligne se sont peu à peu organisés, il a du travail scolaire maintenant.
Après les premières journées de confinement, le bilan est positif : chacun prend sa place, les rôles se répartissent, les liens se renforcent et on se découvre vraiment. Belle leçon ! « 

De leur côté, Valérie et sa compagne ont pris leur deux filleuls chez elles pendant le confinement (un frère et une sœur sans aucune famille et qui vivent d’ordinaire en foyer) :
« Nous avons la chance de vivre à la campagne et d’avoir de l’espace. Cela nous permet de jouer dehors, à la pétanque, au mölkky…Nous faisons aussi beaucoup de cuisine, des crêpes, des gâteaux… Et les devoirs scolaires, bien sûr qui prennent beaucoup de temps, chacun à un rythme et un niveau différent.
Les enfants ont du mal à se projeter dans le temps, surtout M(…) notre filleu
le : ses copines restées au foyer lui manquent terriblement. Elle leur parle longuement au téléphone, à chacune d’entre elles, mais c’est compliqué de ne pas savoir quand elle les reverra. Idem pour ses éducateurs. »

Une période particulière qui peut creuser les inégalités sociales pour certains enfants en situation de précarité.

Un grand merci aux parrains marraines qui redoublent d’ingéniosité et de solidarité et à tous nos partenaires de l’Aide Sociale à l’Enfance qui travaillent actuellement dans des conditions bien difficiles.

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